Il
s'appelait alors ATM, le projet Artem-Nancy. Mais il était
déjà réel. Et tellement explicite : Art -
Technologie - Management. Le rapprochement, la synergie, qui ne
pouvait qu'émerveiller un étudiant sorti des austères
classes de prépa. Et il m'attira, me rappelant sans doute
un peu ces Universités antiques où l'on formait
des Hommes ouverts sur le monde et sur les autres.
Je vins aux
Mines de Nancy.
Deux
ans après : qu'en est-il du projet Artem-Nancy ? Déjà,
du concret : en première année, il n'est point question
encore de nous sortir de nos traverses scientifiques. Alors les
contacts sont assez ludiques : à la semaine " jeu
d'entreprise " organisée pour des équipes mixtes
des trois écoles, les étudiants joignent des activités
associatives ou festives organisées en commun. Les premiers
contacts se font ainsi, même si nous regrettons souvent
la sous-représentation d'étudiants des Beaux-Arts.
Puis
les choses deviennent plus sérieuses en deuxième
année. Désormais les cours d'axes transversaux,
appelés aussi " vendredis-Artem ", nous amènent
à suivre des cours dans l'une des trois écoles,
mélangés avec des artistes et des commerciaux. Mieux
encore : à gérer un projet en groupes mixtes. Les
thèmes portent sur le design, la finance, les risques
C'est l'occasion idéale d'apprendre à travailler
avec des futurs diplômés d'horizons variés
sur un sujet identique.
Et
Artem ne laisse pas indifférent les étudiants :
ceux qui ne sont pas conquis par la flamme alimentée par
tant d'innovation le sont par cette opportunité de s'ouvrir,
de réaliser ce qu'ils n'auraient jamais pu faire. Ceux
qui ne sont atteint ni par le cur, ni par l'opportunité
le sont rapidement par la raison : déjà le mot Artem
valorise les CV. Les entreprises déploraient apparemment
une lacune dans la capacité des ingénieurs à
communiquer avec tout ce qui ne leur ressemble pas : cette lacune
est en voix de disparition !
Olivier
Vitkine,
élève-ingénieur en 2ème année